La veille et l’analyse des publications et articles de presse réalisée par AGTER nous a permis de recenser de nombreux cas d’acquisition de droits fonciers à grande échelle dans le monde.
Nous présentons ici un résumé des investissements opérés ou en cours dans 12 pays, à la date du mois de décembre 2009, pour illustrer le phénomène, les formes prises par les "investissements", leurs objectifs, leurs localisations géographiques, mais aussi les répercussions sociales et environnementales de leur négociation et mise en œuvre.
Les conséquences sur l’accès au foncier des usagers du foncier, et en particulier des agriculteurs familiaux travaillant dans de petites exploitations, partout dans le monde, nous intéressent tout particulièrement.
Nous souhaitons par ce travail faciliter l’accès à une information disponible, mais difficile à appréhender.
Nous vous invitons par le biais des forums associés à chaque article à nous envoyer vos commentaires, remarques, critiques sur les pays présentés ainsi que vos suggestions sur de nouveaux cas qu’il conviendrait d’ajouter à cette liste.
Sources et validité des informations présentées
Les informations relatives à ces cas ont été en grande partie tirées d’articles de la presse mondiale, récoltés notamment par l’intermédiaire de l’ONG GRAIN et mis en ligne sur le blog que celle-ci dédie au sujet.
Ce ne sont donc pas toujours des informations vérifiées. Elles n’ont pas non plus l’ambition d’être exhaustives.
Critères de sélection des cas présentés
Nous nous sommes limité à rapporter la situation de pays dans lesquels ont lieu ou sont envisagées des acquisitions de droits fonciers qui portent sur des surfaces considérables, dans des territoires où l’ont sait l’importance de l’agriculture familiale et/ou du pastoralisme ainsi que l’importance des enjeux environnementaux.
Nous avons également souhaité présenter des cas d’acquisitions de droits fonciers qui ont donné lieu à la structuration d’un mouvement social d’opposition, ou bien au contraire qui ont été accueillis favorablement par la population, qui y voit de nouvelles perspectives de production amenées par les investisseurs.
Nous avons retenu des cas qui illustrent différents types de problématiques, qui peuvent être définies par:
les productions visées (productions agricoles alimentaires, productions d’agrocarburants, etc.),
les acteurs de l’investissement (investisseurs privés liés à des acteurs publics visant à sécuriser les approvisionnements d’un pays, investisseurs privés désireux d’entrer ou de conforter leur place sur des marchés nationaux ou régionaux),
les espaces géographiques concernées (écosystèmes, systèmes agricoles),
les contextes légaux et politiques, etc.
Le tableau ci dessous donne accès aux 12 exemples.
Voir également le cas atypique du Niger, qui semble mieux résister à ces phénomènes d’appropriation massive de terres grâce à sa politique foncière originale.